Les candidats donnent leur avis sur le BIP

08 juin 2017

Législatives juin 2017 - Réponse de Célia Jousserand

Bonjour,

En tant que candidate écologiste, il va sans dire que mon suppléant et moi-même sommes fermement opposés à la réalisation de l'avenue du Parisis que ce soit à l'Est de Groslay à Bonneuil (tronçon que le conseil départemental vient de lancer) ou à l'ouest de Groslay à Soisy en passant par Montmorency ou Deuil-La Barre.

Il est utile de rappeler que la réalisation du tronçon Est a été votée en conseil départemental par tous les partis représentés : UDI, Les Républicains et le Parti Socialiste. L'achèvement de ce tronçon n'est pourtant qu'un prélude à la réalisation de la portion Ouest en vallée de Montmorency.

Les raisons qui  motivent notre opposition à l'avenue du Parisis sont nombreuses :

- le conseil département n'a jamais été en mesure de justifier l'intérêt d'un telle infrastructure en termes de besoins de déplacement et d'intérêt économique.

- le montant en est colossal : plus de 500 M€ alors que les finances du département sont dans le rouge

- les impacts en termes environnementaux sont majeurs : augmentation de la pollution atmosphérique dans les zones traversées, augmentation des émissions de gaz à effet de serre, destruction de zones naturelles, augmentation du bruit pour des riverains qui ont déjà à subir les nuisances de Roissy CDG.

Alors que l'heure à l'urgence climatique, 2 ans après la tenue de la COP21, alors que nous subissons des pics de pollution récurrents responsables de la mort prématurée de dizaines de milliers de  franciliens, il est scandaleux que ce type de projet tout droit sorti du 20ème siècle puisse encore être promu par nombres d'élus.

Nous demandons donc l'abandon définitif de ce projet et l'aménagement d'une coulée verte sur les terrains sur lesquels doivent être réalisés l'infrastructure. Nous demandons que les sommes qui devaient y être consacrées le soient à l'amélioration des transports en commun dont notre circonscription et notre région a tant besoin.

Bien cordialement

Célia Jousserand/Vincent Gayrard

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Législatives juin 2017 - Réponse de Serge Grossvak

Chers amis,
 
Vous voudrez bien pardonner la forme de mon écrit : mener une « bataille » électorale est épuisant et de tout instant. Je suis sûr de mes idées mais pas de parvenir dans l’instant à leur donner la forme que j’aurais souhaitée.
 
1/ Vous dire mon opposition au projet « BIP » ne vous surprendra pas, évidement. Aussi dois-je dire que ma position s’inscrit dans un regard d’ensemble de la vie. Un regard qui associe le refus des « projets inutiles » (pas pour tous !) : Europa city, aéroport NDDL, etc…….. Une bien longue liste. Cette façon de faire, cette domination économique, chosifie la nature comme l’humain, ravale tout au rang de vulgaires marchandises. Bien sûr le BIP pollue et est un danger pour la santé, participe d’un recul des diversités et de la mise en danger de notre planète, mais pour moi pire encore la démarche inspirant le BIP contribue à notre déshumanisation et donc à la difficulté de notre capacité à échapper à ce gouffre.
 
2/ Le PN4 et le BIP. C’est totalement par hasard, après un déménagement, que je me suis trouvé au cœur de ce Passage à niveau dangereux. Le lien entre les 2 projets est à la fois évident et camouflé. Les transversales du BIP ne sont que peu évoquées, nous en avions eu ensemble le sentiment lors de la présentation « officielle ». Les choix destructeurs qui prédominent à la mise en place de cette fermeture du PN4 sont directement liés à l’afflux de véhicules provenant de cette autoroute  périphérique. Il faut bien que ce flot se déverse quelque part, alors tant qu’à faire que ce soit sur les « quartiers populaires ».
 
3/ Le BIP et la question sociale. Il a été pour moi très instructif d’assister à l’énorme différence d’attitude selon les lieux traversés : quasi sans réaction sur Sarcelles, une levée « en masse » dans notre Vallée. Pourtant les méfaits sont au moins identiques pour les 2 populations (j’ai tendance à penser que c’est pire pour les plus exposés socialement qui cumulent les agressions chimiques). Face au BIP également doit exister une écologie sociale. Il est insupportable de ne pas parvenir à un projet commun de respect de la vie. Peut-on envisager un monde où une part de la population échapperait aux diverses formes du BIP, l’autre part cumulant violences des misères sociales et écologiques ?
 
4/ Le BIP et la Démocratie. Notre pays est un tel modèle de démocratie que « nous » nous sentons habilités à faire la leçon à tous, lorsque ce n’est pas à conduire des guerres au prétexte d’établir la démocratie. Le BIP, comme le PN4, comme les carrières de Sannois, comme Europa City, constituent des événements majeurs explicitant les graves limites de notre système démocratique atrophié en système à voter. Le BIP aujourd’hui, c’est un système qui s’impose par une représentation politique de tous les pouvoirs. En cela le BIP est plus dangereux encore que toutes ses terribles destructions de nature et de vies : il accrédite l’effondrement de la légitimité de nos institutions. Il participe de cette triste fin de cette 5e République.
 
Voilà, j’espère avoir répondu à vos attentes. Je n’ai pas même le temps de me relire (merci au correcteur orthographique auto !), pas le temps de trouver les formulations plus explicites. Mais plus tard…. Et là je serais heureux de reprendre cet échange. Au moins à cette étape, avant ce vote, vous aurez eu des éléments pour votre choix.
 
Quelques soient vos choix, je vous garde évidement toute mon amitié. Nous avons de nombreux chemins à défendre ensemble.
 
Serge

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Législatives juin 2017 - Réponse de Rita Maalouf

Montmorency, le 5 juin 2017

Objet : Notre position sur l’Avenue du Parisis

Monsieur le Président,

Nous faisons suite à votre mail reçu le 3 juin dans lequel vous nous interrogez dans le cadre de la campagne des législatives en cours pour connaître notre positon sur le projet de l’Avenue du Parisis, anciennement appelée Boulevard Intercommunal du Parisis (BIP).

Ce projet est si vieux qu'il semble impossible pour les habitants de la circonscription! Voilà ce qu'on entend souvent… Et pourtant le début des travaux n’a jamais été aussi proche. La nouvelle majorité à la Région Ile-de-France mise tout sur les routes au détriment du développement de lignes de transport en commun. La finalisation du projet de l’Avenue du Parisis et notamment de son tronçon Ouest devant traverser Montmorency est bien inscrit au programme d’investissement régional. Durant la prochaine législature, le ou la député(e) de notre circonscription devra choisir entre laisser passivement le chantier démarrer ou s’engager dans un combat pour la défense du territoire aux côtés des citoyens et associations telle que la vôtre.

Notre choix est clair et s’inscrit dans la continuité du combat de la majorité municipale l’Avenir Ensemble conduite par François DETTON entre 2008 et 2014 : nous refusons ce projet d’un autre siècle et ce pour plusieurs raisons :

1) Un projet inutile Le projet dont l’objet est de réduire les problèmes de circulation dans notre territoire ne solutionnera rien. En reliant deux autoroutes saturées aux heures de pointe (l’A1 et l’A15), le BIP ne rendra pas plus fluide la circulation automobile, bien au contraire. Il est vrai que l’accessibilité de la plateforme d’emploi de Roissy et l’engorgement de l’avenue Kellermann à Soisy-sous-Montmorency sont des problématiques auxquelles il faut apporter des réponses. Mais il existe des solutions alternatives à l’Avenue du Parisis pour répondre à ces enjeux, notamment par le développement de transports en commun écoresponsables. Par ailleurs les travaux de la croix verte vont permettre de fluidifier l'axe est-ouest plus au nord qui relie lui aussi l'A15 et l'A1.

2) Un projet qui sacrifie notre cadre de vie Le tracé du BIP-OUEST prévoit une traversée de Montmorency en coupant notamment la rue de la République et la rue des Chesneaux dans le prolongement de la rue de la Fosse aux moines. La ville serait donc littéralement coupée en deux par une voie de circulation automobile que l’on ne pourrait traverser. L’unité de cette ville déjà difficile à construire, et historiquement fragile, serait alors définitivement enterrée car les citoyens ne pourraient franchir cette route d’au moins 4 voies à pieds comme en voiture. La pollution liée à la circulation massive de véhicules dégraderait notre qualité de vie. Notre paysage serait objectivement défiguré avec cette route qui passerait à quelques mètres de la collégiale Saint-Martin.

Les travaux s’étaleraient sur plusieurs années et seraient susceptibles de provoquer des dégradations (fissures…) dans les habitations environnantes étant donnée la fragilité des sols et des murs des demeures parfois très anciennes.

Enfin, la valeur du patrimoine des citoyens riverains de cette nouvelle route s’écroulerait inévitablement.

Les emprises de ce projet gelées depuis des années sont composées pour l’essentiel d’espaces verts. Comme les élus de l’Avenir Ensemble, aujourd’hui dans l’opposition municipale, nous proposons d’aménager, de valoriser et d’entretenir ces espaces pour les restituer aux citoyens sous forme de jardins publics.

3) Un projet trop couteux Le dernier chiffrage du BIP-OUEST rendu public s’élevait à deux milliards d’euros. Depuis la dernière consultation à travers laquelle de vives oppositions se sont exprimées, des élus du département évoquent la possibilité que cette route soit couverte ou semi-couverte. Or l’enfouissement est un leurre, une promesse non finançable. A l’aire de la raréfaction des deniers publics liée à l’augmentation des dépenses obligatoires du département (RSA…) et à la baisse des dotations aux collectivités dans le cadre de l’effort de redressement des comptes publics, il nous semble irresponsable de dépenser autant dans un tel projet. Les transports propres, le développement d’équipements sociaux et culturels, la transition énergétiques et numériques nécessitent des investissements massifs qui seraient bien plus utiles aux citoyens et qui permettraient à notre territoire d’entrer dans le XXIème siècle.

 

Monsieur Jérôme Chartier, député sortant candidat Les Républicains à sa succession et 1er Vice-Président de la Région Ile-de-France soutient ouvertement ce projet. Muriel Hoyaux, sa suppléante, est 1ère Adjointe au Maire de Montmorency, Madame Michelle Berthy, qui ne s’est jamais opposée au BIP au Conseil départemental du Val d’Oise où elle exerce la fonction de Vice-présidente. Localement, elle avait promis un referendum local qui n’est toujours pas annoncé. En réalité elle a laissé entendre à plusieurs reprises qu'elle n'était pas opposée à ce projet.

Si le choix des électeurs de la 7ème circonscription du Val d’Oise se portent sur notre candidature, nous serons engagés avec vous pour combattre ce projet par tous les moyens légaux : juridiques, médiatiques, politiques.

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Président, l’expression de nos sentiments distingués.

Rita MAALOUF – Titulaire

Romain ESKENAZI – Suppléant

Candidats socialistes aux élections législatives des 11 et 18 juin 2017 dans la 7ème circonscription du Val d’Oise

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Législatives juin 2017 - Réponse de Jérôme Chartier

From: Jérôme Chartier Sent: Sunday, June 04, 2017 10:22 PM

To: LEFEBVRED@wanadoo.fr

Subject: Re : position avenue Parisis

Bonjour à vous cher Didier Lefebvre et merci de m'interroger sur la question du BIP.

Je crois n'avoir pas changé de position de puis le temps... ;) Mais je comprends qu'il s'agit là d'une lettre circulaire.

Pour vous donner quelques informations complémentaires, le dernier contrat de plan Etat-Région revisité pour le département du Val d'Oise en décembre 2016 et auquel j'ai particulièrement pris part comme 1er vice-président de la région Ile-de-France ne prévoit aucun financement pour ce tronçon du BIP.

Et honnêtement même s'il ne faut jamais insulter les générations futures, je pense à titre personnel qu'il ne verra jamais le jour sous une forme ou sous une autre.

A toutes fins utiles, voici les liens des opérations programmées dans le cadre du CPER :

https://www.iledefrance.fr/fil-presidence/etat-region-ile-france-s-engagent-avenir-region-francilienne

A bientôt.

Jérôme Chartier

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04 mars 2014

Municipales 2014 - Réponse de Jean-Claude Noyer - Deuil La Barre, le 1er mars 2014

Deuil La Barre , le 1er Mars 2014

Votre collectif « Vivre sans le BIP » m’interroge sur la position de la liste Union Républicaine pour l’Avenir de tous les Deuillois sur le projet d’Avenue du Parisis présenté par le Conseil Général .

Ma position est bien connue , et je l’ai exprimée publiquement en 2011 lorsque M. Philippe SUEUR est venu à notre salle des Fêtes présenter le dernier projet d’Avenue du Parisis sur Deuil La Barre. C’est un refus total , sans ambigüité ; c’est un refus indigné devant un BIP à l’économie qui saccagerait la Côte de Deuil .

La question que nous devons nous poser à l’avenir est de savoir quelle position prendre à l’avenir face à une Avenue du Parisis qui va arriver dans quelques années aux portes de Groslay , et qui est appelé à desservir des équipements ( Dôme de Sarcelles , Triangle de Gonesse) dont on nous annonce la réalisation à horizon 2020 . Ce contexte va susciter un accroissement inévitable du trafic automobile dans notre commune, sur une voie départementale D311 déjà marquée par son insuffisant gabarit et par la question du passage à niveau n°4 , ou sur les voies communales comme la rue de Verdun , la rue des Mathouzines .

Le Conseil général a différé sine die la réalisation de la liaison D311-D928 qui aurait soulagé notre centre historique d’une partie substantielle de sa circulation de transit . C’est très regrettable ; cela montre qu’il ne dispose plus pour longtemps des moyens de réaliser une Avenue du Parisis telle que nous l’exigerions si le BIP centre devait s’imposer à nous par une décision de l’ Etat ou du Conseil Général : en souterrain , avec un accès très protégé à notre ville loin de l’habitat , en récupérant tous les terrains en surplomb , ce qui doublerait au moins l’addition par rapport à ce qui est prévu . Une autre manière de vivre sans le BIP pour reprendre l’expression de votre collectif !

Notre position face à cette menace au cours des prochaines années sera prise en concertation avec les autres communes concernées de la CAVAM . Un consensus existe d’ailleurs entre nous sur ce sujet .

A court terme, il faut empêcher la circulation de transit de traverser Deuil La Barre , par une modification adéquate de notre plan de circulation , sans pour autant gêner l’accès de nos deuillois à leur habitat et à leur ville .

Des riverains du PN4 ont présenté des propositions intéressantes à ce sujet . Nous les examinerons en concertation avec tous au cours des prochains mois . En effet , cette question de la protection de la circulation dans la commune est globale . Nous avons conscience que le statu quo n’est plus suffisant . Et qu’en même temps, nous devons reprendre possession des terrains de la Côte pour en faire réellement notre poumon vert !

Au cours des prochaines années, nous devrons donc être sans concession sur les projets qui nous seront présentés , sans illusion aussi sur les perspectives du Conseil Général .

Nous aurons donc besoin du concours de votre association

Bien à vous , et en restant à votre disposition

Jean Claude Noyer

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01 mars 2014

Municipales 2014 - Réponse de Aline Hubert - Soisy sous Montmorency, le 1er mars 2014

Texte extrait du tract de la candidate :

" Depuis vingt ans que j'habite Soisy je me bats contre ce projet qui ne ferait qu'apporter pollutions et nuisances supplémentaires sans améliorer en quoi que ce soit les déplacements en Ile-de-France. Surtout, il est symptomatique d'une époque du "tout-automobile" que nous devons résolument abandonner pour laisser une planète vivable à nos enfants.

Les solutions alternatives sur le long terme sont évidemment des incitations fortes pour que les gens aient envie de prendre les transports collectifs et puissent se déplacer en toute sécurité à bicyclette ce qui, faute d'aménagements pourtant obligatoires depuis la loi sur l'air de 1996, est actuellement très difficile.

Dans l'immédiat, quelques aménagements de feux et de voirie de l'avenue Kellermann et de la place Jean-Moulin ainsi que l'inversion du sens unique de la rue de la Fontaine-Saint-Germain à Soisy permettraient de réduire sensiblement les bouchons actuels.

Il est effectivement temps de rendre vie aux terrains qui sont gelés depuis plusieurs décennies. Je pense que lancer un concours d'idées sur les utilisations possibles de ces terrains serait une bonne occasion de redonner à nos concitoyens le goût du débat collectif.

Pour ma part, sous réserve de meilleures idées qui pourraient jaillir, je serais assez partisan d'une urbanisation autour de la gare du Champ-de-Courses et d'une coulée verte sur le reste du parcours. "

Copie du tract de la candidate : Tract_Aline_Hubert_2014

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27 février 2014

Municipales 2014 - Réponse de François Delcombre - Soisy sous Montmorency, le 25/02/2014

Depuis vingt ans que j'habite Soisy je me bats contre ce projet qui ne ferait qu'apporter pollutions et nuisances supplémentaires sans améliorer en quoi que ce soit les déplacements en Ile-de-France. Surtout, il est symptomatique d'une époque du "tout-automobile" que nous devons résolument abandonner pour laisser une planète vivable à nos enfants.

Les solutions alternatives sur le long terme sont évidemment des incitations fortes pour que les gens aient envie de prendre les transports collectifs et puissent se déplacer en toute sécurité à bicyclette ce qui, faute d'aménagements pourtant obligatoires depuis la loi sur l'air de 1996, est actuellement très difficile.

Dans l'immédiat, quelques aménagements de feux et de voirie de l'avenue Kellermann et de la place Jean-Moulin ainsi que l'inversion du sens unique de la rue de la Fontaine-Saint-Germain à Soisy permettraient de réduire sensiblement les bouchons actuels.

Il est effectivement temps de rendre vie aux terrains qui sont gelés depuis plusieurs décennies. Je pense que lancer un concours d'idées sur les utilisations possibles de ces terrains serait une bonne occasion de redonner à nos concitoyens le goût du débat collectif. Pour ma part, sous réserve de meilleures idées qui pourraient jaillir, je serais assez partisan d'une urbanisation autour de la gare du Champ-de-Courses et d'une coulée verte sur le reste du parcours.

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26 février 2014

Municipales 2014 - Réponse de Gilles HECQUET - Montmorency, le 25 février 2014

POUR MONTMORENCY, POUR VOUS

AVENUE DU PARISIS

Dans la définition actuelle du dossier présenté par le Conseil Général, ce  projet n’est pas acceptable en l’état.

En effet le rôle du Maire est bien de défendre les intérêts de la ville mais aussi, sans esprit partisan, de ceux de tous ses habitants.

C’est à dire aussi bien ceux qui subissent quotidiennement et concrètement depuis des années les importantes nuisances d’une intense circulation dans des rues inadaptées, que ceux craignent les conséquences des évolutions projetées.

Aussi, avant tout engagement quelconque sur ce « Boulevard », les réponses devront être apportées sur les principaux points suivants :

1-     une couverture complète sur l’ensemble du parcours dans notre ville

2-     le maintien sans interruption de la rue de la République

3-     l’abandon des 2 voies dédiées au site propre des bus et des voies non automobiles latérales (cf. illustration)

Dans ces conditions les nuisances seront réduites, et encore plus si l’on tient compte de l’évolution du parc automobile dans les 10 ou 15 ans qui viennent, la circulation dans notre ville sera facilitée, et nous pourrons réutiliser des espaces aujourd’hui gelés pour des projets d’intérêt collectif.

Une fois ces trois demandes levées je m’engage à soumettre ce nouveau projet à une « consultation referendum » ouverte à tous les montmorencéens.

Gilles HECQUET                                                                                                            Le 25 février 2014

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25 février 2014

Municipales 2014 - Réponse de Philippe Casassus - Montmorency, le 24/02/2014

Le projet du boulevard du Parisis

Une réflexion liminaire…

La conception que je me fais de la fonction de maire est de chercher à améliorer la vie des habitants de la ville en privilégiant l’intérêt général. Je me fais un honneur de ne pas me préoccuper de mon intérêt personnel. De même, si j’entends bien écouter les intérêts « particuliers », en étant attentif à la justification de leur argumentation, je me fais un devoir de chercher ce qui peut être l’intérêt du plus grand nombre, dans le présent et dans le futur.

Le cas du projet dit du « BIP » met particulièrement en cause des intérêts de particuliers, contradictoires et qui, les uns et les autres, ne manquent pas de justifications.

 

Ma réaction au projet du Conseil général sur le Bd du Parisis, tel qu’il a été présenté l’an dernier.

Elle se décompose en 3 parties :

1.      Je reste sceptique sur ce qui a été présenté comme un sensible gain sur le plan de la vie économique loco-régionale.

On fait état d’une diminution très importante de la durée de parcours Sarcelles-champ de courses en période de pointe (j’ai entendu des valeurs de l’ordre de 30 à 40 mn), mais je n’en ai vu aucune argumentation scientifiquement évidente. On peut penser que cela pourrait entrainer un délestage de la voie du haut de Montmorency (qui relie Andilly à St Brice) – ce qui doit sûrement intéresser, légitimement, les habitants du haut de Montmorency -. Mais ne peut-on craindre que cela entraine aussi des flux très denses et sources de bouchons sur les voies qui descendent vers le bas de Montmorency : il me semble qu’il y a là un risque de nuisance important, qui n’a pas été évalué.

Sur ce 1er argument, sans vouloir m’engager dans un refus systématique de principe, je suis amené déjà à prendre une attitude « réservée », et j’attends, au moins, un complément d’information.

2.      J’ai trouvé que le dernier projet présenté par le conseil général était en amélioration par rapport au précédent : il préserve en effet 2 des 3 axes nord-sud qui étaient autrefois coupés. Mais il en reste un (rue de la République). Cela ne peut convenir, car il me paraît fondamental qu’il n’y ait pas de coupure de Montmorency en deux parties sans possibilité aisée de les joindre, d’autant qu’on peut s’attendre à ce niveau (où il y aura un rond-point) à un risque de bouchon comme on le connaît au champ de courses. La seule solution acceptable serait une complète couverture du BIP sur ce tronçon du bas-Montmorency. On imagine que cela augmenterait de façon très importante le budget dont on sent qu’il a déjà été sans doute sous-estimé, et même nettement sous-estimé.

Ce 2e argument m’amène à m’opposer au projet dans l’état actuel.

3.      Le budget :

On nous a annoncé que cela « ne coûterait rien à la ville », car le budget était couvert par la Région et le Conseil général (550 M€ - est en réalité sous-estimé !).

… De qui se moque t-on ? Comment imaginer que ce ne seront pas de toute façon les contribuables loco-régionaux (particulièrement Montmorencéens) qui payeront ?

Dans cette période où les impôts augmentent (et risquent encore d’augmenter), où les dotations d’Etat aux communautés locales ne font que diminuer, où tous les budgets des conseils généraux doivent être revus nettement à la baisse, cet argument budgétaire, qui est loin d’être anecdotique, m’amène à refuser catégoriquement ce projet dans la présentation qui nous a été faite.

J’attends de ceux qui sont à son origine qu’ils soient plus explicites sur les questions que je soulève, qu’ils l’argumentent plus scientifiquement, qu’ils donnent des précisions de date, de budget, sachant que les Montmorencéens ont déjà atteint le maximum acceptable en terme de taxes locales, et que ces réponses soient rapides pour que l’on sache si les terrains actuellement « immobilisés » puissent être (ou non) libérés…

 

Philippe Casassus

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